Que savoir du système ? (fragments)

réponse bien tardive à mon ami Al Pavl

QUE SAVOIR DU SYSTÈME ?


Voici mon rapport Général !

I – CONNAÎTRE LE SYSTÈME

par le rapport
thèse + antithèse = synthèse

A – vous enchaîner

1°/ en catégories
2°/ au temps
3°/ à l’espace

B – vous achever
II – CONNAÎTRE LES ÉLÉMENTS


par la relation
synthèse + analyse = hiérarchie

A – le nombre
B – le temps

1°/ origine
2°/ nature
3°/ temps continu
4°/ temps concept
5°/ temps mesure

C – l’espace

1°/ conception
2°/ conséquence

D – le mouvement
E – la qualité

1°/ qualité et quantité
2°/ la qualité est présence

III – LA SYNTHÈSE MÉTHODIQUE

A – enchaîner aux notions

1°/ la vérité est improuvable
2°/ le contraire des contraires est une contrariété élémentaire

B – enfermer par le monde

I – CONNAÎTRE LE SYSTÈME

par le rapport :
thèse + antithèse = synthèse

rapport par union des oppositions
subtile prison de votre communication
qui vous empêche de traverser les murs
et de découvrir l’inconnu

ce savoir contient en lui les limites
d’un ensemble qui catégorise pour mieux vous lier et vous ordonner

A – vous enchaîner

1°/ en catégories :

système
relation liaison
thèse antithèse synthèse

vous comprendre pour vous enfermer
vous enfermer en vous faisant comprendre
et réduire l’extension de vos propres idées
pour inverser votre compréhension particulière
la faire aboutir à la compréhension générale

garde à vous !

si le néant s’oppose à l’être
alors le système n’est pas opposé à l’individu
primitivement il fut imposé par les complexés de l’absolu
et les névrosés de la rigueur

garde à vous !

si le néant s’oppose à l’être
alors le système n’est pas opposé à l’individu
à moins d’être imposé comme néant
dans une relation qui vous pousse à cette liaison

garde à vous !

système
nombre relation
unité pluralité totalité

vous enfermer dans la dépendance aux choses
cela saute aux yeux le droit comme le gauche
voici mon rapport général sur la pluralité

elle vous transforme en sièges échangeables
et votre indivisibilité qu’on ne saurait mettre en doute
est nécessairement en rapport au nombre
qui constituent la totalité des autres

voici la formule
1+1=2
1+2=3
2+3=5
3+5=8
etc.

simple, précis, rigoureux

l’unicité d’un système additionne les êtres sans élégance
et sérialise l’individu

2°/ au temps :

sérialisés
la relation vous lie et le nombre vous isole
votre force qui vous rendait invincible et irréductible
a dispersé votre unité interne
et réciproquement
votre force de négation au nombre et à la relation
sortira votre être du néant qui en découle

par conséquent
l’irréversibilité du système
ne peut être effectuée que dans la négation conjuguée de l’ordre et du temps

si l’instant est analogue à votre unicité
alors la notion de temps ne sert qu’à vous enfermer dans le système
dans une quantité conjuguée des instants mesurables et quantifiables

l’instant est l’opposé fluide de toute limite

3°/ à l’espace :

l’enveloppe du néant qui prenant forme
présente sous vos yeux l’espace
s’appelle le temps

l’espace comme limite visible de l’être

pour libérer les consciences
il faut sortir de la fonctionnalité du temps
et aussi de la praticabilité de l’espace

tant qu’une situation se rapporte au temps ou à l’espace
alors tout mouvement d’idées y faisant référence
s’enferme dans leurs limites respectives
et leurs permanents asservissements

le temps est la qualité de l’espace
l’espace est une quantité de temps

ce n’est pas en parole qu’il est facile de sortir de leurs asservissements
puisque la parole a créé licencieusement ces états de conscience
que nous nommerons images ou choses de l’être
ou fondamentales limitées et subordonnées par elle

B – vous achever

sortez du chronologique et vous trouverez peut-être l’être
et sans penser au but apercevrez-vous la finalité
car sans nul doute pour sortir d’un système
il faille s’extirper de sa fin et de ses moyens

finalement l’absence de clef de voûte du système
ou la formulation de son inexistence de sa vacuité de son innocuité de son illusionnisme
permet d’en écrouler l’édifice
ou de s’en dégager

méfiez vous des faiseurs du système des systèmes qui
achevé
efface toute sorte d’autodétermination
rend concrètes les choses de son esprit
donne une existence animée aux choses de son esprit
si bien que vous ne pouvez plus reposer sur autre chose qu’en son esprit inanimé
si bien que votre vie indéterminée s’achève en lui

en vous seul trouvez vos fondements
de vous à vous et en silence
à l’abri des observateurs
en relation intime avec votre être

la liberté n’est pas possible hors de ce fait
« oui ou non » voilà un futur sans métaphore
être sans être forcément représenté
être sans être sous la coupe d’un système agissant
qui sonne l’heure
et fait tomber les consciences hors du champ de leur lumière

II – CONNAÎTRE LES ÉLÉMENTS

par la relation
synthèse + analyse = hiérarchie

choses
rapport
choses primitives
choses
nature
source
loi
source qui coule d’un lieu
ou qui découle de l’identité de votre être
par un artifice de la pensée

relation & système

qui utilise la richesse de votre contenu
en l’associant à un rapport
qui ferait corps en vous
jusqu’à votre achèvement
et d’avoir l’ironie de vous affirmer
que l’absolu est encore relatif

o relative relation

qui fait de toute relation une relation au système
relatif parce qu’il est relatif
et en fait de progrès
excellemment fait régresser

une fois à la naissance marquée
une fois que vous êtes relationnisé
dans un autre sens par excellence
votre corps et tout le reste
dans LA relation d’analyse
dans le cercle vicieux des outils de synthèse
qui en fait d’outils le sont d’ordre conceptuel
d’ouverture de votre être
du pompage de son contenu
et d’un versement écrémé
comme une remise à niveau
pour votre reconnaissance de la hiérarchie

d’une manière plus simple
sortir des analyses

et pour sortir des analyses
sortir de la contrainte

et pour sortir de la contrainte
sortir du système relationnel obligatoire

un obstacle à votre savoir
un mur pour votre entendement

A – le nombre

outil soumis à la généralité et à la superficialité exemple :
et il y a toujours du nouveau lorsqu’il rajoute quelque chose !

procédé de synthèse
utilise même les cas particuliers à l’uniformité
et génère des rapports analysés

vous êtes quantifiés de 1 + 1
quelle que soit votre diversité
et votre rang

B – le temps

1°/ origine :

rapport
succession/exclusion
exclusion/liaison
fins et débuts en relation
qui se lient et s’excluent

génère des antipathies

lorsque vous vous posez
sur des fondements atemporels
ainsi n’êtes plus CHOSES de l’avant et ou de l’après-midi

vous vous voyez vous-mêmes
et ne vous sentez plus dénombré
vous vous différenciez tout seul
et par cette qualité d’être
vous vous quantifiez

2°/ nature :

• abstraction d’un imaginatif au service de la force
pensée exigée et déterminée
en grande partie accomplie par Aristote

nombre du mouvement
mouvement exprimé mesuré numérisé
puis enfoncé bien profondément
par Aristote le recteur
du petit et du grand
du long et du court

le temps n’est pas une vitesse
et il n’est pas bon qu’il s’écoule autrement que hors de vos sources

restez propriétaires de votre relation immanente aux choses
et à tous égards en plus plutôt qu’en moins

3°/ temps continu :

en accaparant votre initiative en termes relationnels
on vous enlève du temps pour vivre

en diminuant votre temps
votre vie perd sa qualité
votre vie perd sa lumière

votre temps devient continu

relativement
et analogiquement
il devient dominé
au même titre que votre espace

4°/ temps concept :

se prouve par son inexistence
découpé par l’esprit
et limité par des actes de puissance

voué à l’imperfection
mène à l’inachèvement
finit à l’abstraction

génère la confusion

vide intellectuel
qui va de soi lorsqu’on en dispose

union relationnelle qui vous oppose fonctionnellement
à l’indivisible présent

pure limite des maîtres en nécessité immanente
et en détermination des consciences

5°/ temps mesure :

moyen détourné
étalon fluide
phénomène rapporté à la température
à des longueurs physiques et psychiques

cf. Les Montres molles de Salvador Dali

procédé pour enfermer l’immédiat
et avoir ainsi prise directe sur votre repos
empêcher sa reproduction

certains mesurent le temps en nombres pour neutraliser
votre sens des simultanéités

vous êtes entrés en relation continue avec le système des maîtres du temps et des choses

C – l’espace

1°/ conception :

là où vous vivez tout vous paraît semblable
quelle que soit la grandeur de votre raison d’être

les géomètres ont construit sous votre regard
un espace ordinaire de leur raison froide
ils ont conçu en vos esprits ces théorèmes
spéculatifs qui leur permettent
indiscernables au cœur de vos pensées
de déformer votre échelle de valeurs

2°/ conséquence :

qu’êtes-vous bien éloigné de votre vraie grandeur

grandeur tronquée votre indépendance se trouve ainsi minorée
sous la domination des formes
choses achevées du vice des dimensions absolues

grandeur dissimulée votre indépendance vous paraît irrationnelle
vous êtes à la limite d’une opposition à votre étendue
à tous égards vous excluez de votre existence
l’essence de votre existence et cette relation brisée
compose en toutes vos parties de réels complexes

en réalité les choses ne vont pas de soi arithmétiquement
et toute mesure appliquée à votre grandeur reste sans fondement
vous n’êtes pas quelconque et ne pouvez être déclarés égaux
vous n’êtes pas sans raison ni sans vertu
vous êtes un tout qui diffère des autres sans aucune différence de plus

pour répondre à la question : qu’est-ce que l’égalité ?
elle n’est rien d’autre que la répétition de l’identique
l’égalité constitutionnelle vous calque numériquement
et votre identité est soumise à la rigueur de l’étendue des nombres

votre identité devient chose prêtée au dénombrement
et sans visible inconvénient vous êtes enfermés formellement
et qualitativement dans l’univers commensurable
des géomètres de votre être
mais vos doutes qui n’ont jamais vu tarir leur source
servent alors de pâture aux analystes et autres sortes d’interprètes

D – le mouvement

sert pour traverser les lieux et même les apparences
n’est-ce point là un besoin proéminent ?

vous sort de l’indétermination d’une situation imparfaite
ou d’une position quelconque

ainsi vos idées naissent sans cesse et sans discontinuer
s’évanouissent vos présences

le mouvement est l’essence de l’être

sortez de vos représentations déterminées
libérez-vous des limites spatiales
mouvez-vous hors des régressions temporelles
et vous deviendrez invincibles

E – la qualité

1°/ qualité et quantité

la qualité est intérieure et ne peut avoir aucun usage commun
comme jouer de l’orgue
ou peindre des cieux aux infinies nuances de bleu
la qualité ne se déploie ni dans le temps ni dans l’espace

la vie intérieure n’a pas même le sens de vos pensées
et vos pensées ne connaissent pas l’étendue de ses principes

le son l’odeur et la saveur sont frères et sœurs
de votre qualité intérieure

la qualité est une quantité irréductible
autant en ce qui est perçu qu’en celui percevant

cherchez touchez humez
rien ne se perçoit qui ne soit pas déjà dans votre rétine sur votre peau dans vos narines

le sentiment est qualité de la chaleur
et toute sensation est antérieure à votre conscience

rien n’est plus illégitime qu’une réalité enfermée dans la pensée
comme une chose posée en soi dans un rapport inintelligible

2°/ la qualité est présence

la qualité est pureté
la qualité est transparence
la qualité n’est pas un fond blanc observable par les psychologues
l’activité de la pensée n’a rien a voir avec la qualité de l’être
la qualité est présence hors de tout champ de perception

F – l’altération

[…]

III – LA SYNTHÈSE MÉTHODIQUE


A – enchaîner aux notions

1°/ la vérité est improuvable

les philosophes se recommandent d’une vérité négligeable
il est vrai que la réalité pour eux est faite d’a priori

ce n’est pas propre comme on dit aux preuves de ne rien prouver
le doute est un ensemble circulaire où les questions ne servent à rien savoir
d’autre que celui qui les pose ne sait rien
voilà quelque chose de bien certain

il n’y a aucune méthode pour démontrer une vérité
ni ordre ni déduction n’en prouvent quelque principe
mais sa quête justifie des conséquences hautement déraisonnables

2°/ le contraire des contraires est une contrariété élémentaire

l’opposition confirme la notion élémentaire dont les philosophes se contentent
(la conscience à traire vaut son pesant d’or !)
mais la contrariété en valait-elle la peine ?

Quel est donc ce contraire à deux opposés ?

Pas de logique tout d’abord et surtout pas scolaire
pour comprendre que la pensée est et n’est pas affaire de quantité
mais aussi et ni même de nécessité
toute connaissance est purement accidentelle
une sorte de virgule flottante après le zéro absolu

Mieux
seul s’en exprime et s’en énonce le manque
ainsi la connaissance précise juste l’inconnaissance dont le philosophe
ne peut rien rapporter d’autre
L’inconnaissance étant une hyper contrariété à sa connaissance

Partant
reconnaître leurs torts équivaudrait à reconnaître ne plus savoir ce qu’ils veulent dire
obligerait les sages à se taire
mais leur parole n’est-elle pas déjà un silence apparent ?

Pourtant ce qui unirait deux contraires serait une métasynthèse a contrario
une inconcevabilité pour leurs pensées ordinaires
puisque construites de présupposés sur un monde tout fait par leur raison trop manifeste
et en cela leur raison ne peut que s’opposer à l’intervalle situé entre unité et pluralité
entre lieu et non-lieu
entre être et non-être
ne peut que poser l’entière négation de la réalité comme de l’irréalité
même

Il est vrai l’intervalle semble résulter de l’existence des contraires
mais il n’en est rien
il y a substitution par une opération d’une autre nature
qui unit métasynthétiquement les différences comme s’il s’agissait de similitudes
et de la même manière inversement
cet enfant que l’on croit issu de ses parents fait naître deux parents à sa naissance

Par conséquent en quoi donc consiste cette réalité absolue
dont nous ne pouvons parler sans réserves puisque faisant germer inexorablement
son contraire
Alors comment continuer de regarder le monde et ne pas songer à son opposé
spatial

B – enfermer par le monde

La nécessité des lois représente l’oppression externe sur la nécessité intérieure des êtres
les forçant ainsi à devenir et à affirmer ces lois comme nécessités absolues

la nécessité des lois enchaînent les êtres et les abuse
car en dominant toute relation
les lois échappent à tout contrôle et repoussent toute équivoque
quant au caractère absolu de leur nécessité

[…]

janvier/mai 2006

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