Quel dommage ?

Où es-tu petite hirondelle, qui ensoleillait notre ciel ?
Et toi magnifique papillon, qui butinait nos fleurs ?

Pauvre petite fille qui ne les verra que dans des livres ou vidéos.
Te faudra t’il sortir couverte d’un fin filet, pour que ne te pique ce vilain moustique tigre,
Que l’hirondelle mangeait, pour te protéger ?

Je me rappelle d’un temps où je les voyais par milliers se réunir à l’automne pour émigrer. Puis nous revenir au printemps, accomplir leurs bienfaits.

Et toi petit coccinelle, qu’on est obligé d’élever
Pour que nos jardins puissent être préservés.

J’espère que tu ne verras jamais ce jour où l’abeille disparue, car elle essaime la vie, pour que tu puisses manger.

Vois-tu, petite fille ce que nous t’aurons laissé ?

C’est la larme à l’œil, que ton grand-père t’écrit
Ce petit poème en poussant un cri.
Mais c’est un cri d’espoir, dans ce monde de folie.
Pour que l’homme qui aime, arrête ses gâchis !

Je dédie ce poème à ma petite fille.
Car je l’aime plus que moi, et veux la préserver !

Christian Bernière

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