PAUVRE PAYSAN !

Que fais-tu de ta terre, quand tu la cultives ?
À cause des rendements que tu lui demandes, elle est devenue stérile.
Oh ! Ce n’est pas entièrement de ta faute, tu es tellement devenu dépendant de tous ses semenciers et mauvais chimistes.
Je ne les nommerai pas, ils se reconnaîtront !
Ceux qui t’obligent à utiliser leurs produits qui t’empoisonnent aussi.

Tu me diras que tu ne peux pas faire autrement, qu’il te faut bien nous nourrir.
Mais, moi et tes enfants voudraient manger sans intoxiquer.


Et toi, l’éleveur qui élève en batterie, tes porcs, veaux et poulets.
Ces pauvres animaux qui ne voient jamais le soleil, et ne savent pas que l’herbe existe !
Leurs viande est insipide et nous nourrit tout juste.
Toi-même, accepterais-tu de vivre comme eux ?

L’ironie du sort, c’est que tu ne peux même plus vivre de ton travail.
Dépendant des prix qui te sont imposés.
Je pleure de voir tes confrères se suicider dans leur grand désespoir.

Je ne veux pas te faire la morale, loin de là, je ne suis pas paysan.
Mais rappelle-toi de tes ancêtres, qui respectaient la terre.

Ils la prenaient en main, la humer voir goûter, pour savoir si elle était en bonne santé.
Puis, ils l’ensemençaient en remerciant leur terre pour sa générosité.
Ne lui demandant que ce qu’elle pouvait donner.

Oh ! Ils travaillaient dur, du levé au couché.
Ils n’avaient pas tous ces produits chimiques, ces tracteurs énormes.
Ils regardaient heureux gambader dans leurs prés, ces animaux qu’ils élevaient.
Ces anciens avaient des techniques respectant la nature, pour protéger leurs cultures et animaux.

Je ne te demande pas de revenir comme eux.
Mais de moderniser les techniques qu’ils employaient, qui respecteraient tes cultures et animaux.
Moi, et pleins d’autres, sommes prêts à payer le prix de ce que nous voulons manger !
Manger moins, mais de meilleure qualité, pour ne pas être malade et respecter la Terre !
Pour que tu vives fièrement de ton travail en laissant à tes enfants une terre fertile et pleine de vie !

Christian Bernière

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

13 − onze =