2. Du rififi sur la chloroquine

Historique avant 2020 : les origines
• Au XVIIe siècle au Pérou (Amérique du Sud), les colons européens observent que les indigènes extraient un médicament de l’écorce d’un arbre dénommé Cinchona (Cinchona officinalis) et appelé vulgairement quinquina. Ils l’utilisent contre les frissons et la fièvre. En 1633, cette phytothérapie est introduite en Europe. Elle y a le même usage, et commence à être utilisée dans les cas de fièvre paludique. La quinine, antipaludique, en est isolée en 1820. L’allemand Bayer (IG Farben) crée une série de substituts à la quinine contre le paludisme, testés sur plusieurs décennies… En France, elle est mise sur le marché en 1949 sous le nom commercial de Nivaquine.
Wikipedia

• Selon une étude publié en 2005, « la chloroquine » (ndlr : synthèse de la quinine) « est un puissant inhibiteur de l’infection et de la propagation du coronavirus du SRAS ».
Virology Journal, US National Library of Medicine National Institutes of Health

• « En respectant les bonnes règles de prescription et de surveillance, le profil de tolérance des antipaludéens de synthèse (surtout l’hydroxychloroquine (ndlr : dérivé de la chloroquine)) est bon. » « Les effets indésirables les plus fréquents sont habituellement bénins et réversibles. »
La Revue du praticien (juin 2019)

En parallèle à la simulation de pandémie globale (cf. plus haut : Event 201), et suivant le « principe de précaution » (selon Libération), « l’Anses a été saisie le 8 octobre 2019 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé pour un avis sur une proposition d’arrêté portant inscription de l’hydroxychloroquine sur la liste II des substances vénéneuses ». (signé : Roger Genet)
ANSES le 12 novembre 2019

Historique en 2020 : suivez le train !
Locomotive : de l’universel au vénéneux
• L’arrêté du 13 janvier 2020 classe préventivement l’hydroxychloroquine dans la liste des substances vénéneuses (signé : Jérôme Salomon pour Agnès Buzin, Ministre de la Santé)
JORF n°0012 du 15 janvier 2020

Tender : PourQuoi tant de haine ?
les médias et même l’Agence de santé font passer les déclarations de Didier Raoult pour des “Fake News”.Quelques perles d’un florilège d’insultes et de moqueries :
Daniel Cohn-Bendit sur LCI : « Mais qu’il ferme sa gueule et qu’il soit médecin. Qu’il arrête de dire partout, je suis un génie ! Il y en a marre… Il y en a marre des gens comme lui… ».
Valeurs Actuelles le 30 mars 2020
Patrick Cohen compare les essais de Didier Raoult à de la… mauvaise lessive !’ sur le plateau de C à Vous.
Télé-Loisirs le 10 avril 2020
« Preuve de l’agacement que le médecin-biologiste provoque chez les proches d’Emmanuel Macron : certains le surnomment le ‘fou furieux‘. »
Gala du 24 mars 2020

Wagon de tête : joie de courte durée
Apprenant la parution d’un nouveau décret lié à la chloroquine, Didier Raoult déclarera : « Dans le cadre de l’urgence sanitaire, l’hydroxychloroquine peut être prescrite en traitement du COVID-19. Merci à @olivierveran pour son écoute. »
Twitt de Didier Raoult du 26 mars 2006

Wagon n°2 : botte de Nevers d’un ministre véreux
• Le décret n° 2020-314 du 25 mars 2020 autorise la prescription de l’hydroxychloroquine « sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile. »
JORF n°0074 du 26 mars 2020

• « Le haut conseil de santé publique recommande de pas utiliser de chloroquine en l’absence de recommandation, à l’exception de formes graves, hospitalières et sur décision collégiale des médecins et sous surveillance médicale stricte », a affirmé ce lundi Olivier Véran lors d’une conférence de presse. « Il exclut toute prescription pour des formes non sévères en l’absence de preuves probantes », a précisé Olivier Véran, Ministre de la Santé ».
L’Express avec AFP le 23 mars 2020

• « Un décret modificatif a d’ailleurs été publié le vendredi matin. »
Capital avec AFP le 27 mars 2020

Ce qui revient à interdire son usage pour prévention ou soigner dès l’apparition des symptômes et à n’autoriser son usage que lorsqu’il est inopérant voire dangereux.

Wagon n°3 : de l’autorisation criminelle à l’interdiction assassine
Suite à une étude bidon publiée le 22 mai 2020 dans The Lancet, le décret n° 2020-630 du 26 mai 2020 modifiant le décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 stipule : « L’article 19 du décret du 11 mai 2020 susvisé est abrogé. » L’article visé concerne l’encadrement de l’utilisation de la chloroquine et ne sera pas rétabli lorsque les auteurs dudit article se rétracteront.
Source : JORF n°0128 du 27 mai 2020

Wagon de queue : à la queue leu-leu la Gnénesse
• « Mon sentiment c’est que nous consommons souvent trop de médicaments et que moins on en consomme mieux on se porte. »
Bafouillage (à propos du classement de la chloroquine dans la catégorie des substances vénéneuses) d’Agnès Buzin, auditionnée par la commission d’enquête à l’Assemblée Nationale le 30 juin 2020.

A la gare :
Dans la même période, en avril 2020, le ministère des Armées achète en douce « 70 kg en barils de chloroquine ». (Un « achat de précaution » selon L’Express). Hommes politiques, personnalités du spectacle et des médias, sportifs comme plus de la moitié de la planète, se soignent avec ce médicament présent sur le marché depuis 50 ans (36 millions de gélules vendues en France en 2019). Foutre !

télécharger pQ n°1 du 4 juillet 2020 au format PDF
version prépresse (38,6 Mo)
version WEB (1,48 Mo)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *