1. Le rasoir d’Ockham

Selon ce principe de raisonnement philosophique qui, dans le langage courant, pourrait s’exprimer par cette phrase « Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? », calculez la probabilité pour chacune de ces coïncidences :

Q #1 – 11 septembre 2001, attentats aux Etats-Unis

Le matin du 11 septembre, sous le contrôle de l’US Air Force, NRO, NORAD, CIA, la FEMA et FAA69, cinq scénarios de détournement d’avions se déroulaient pendant les nombreuses simulations militaires en cours ce jour-là.
Wikipedia

Or non seulement le NORAD l’avait imaginé dans les 2 années précédents l’attentat, mais les cibles étaient les mêmes : « L’une des cibles imaginées était le World Trade Center… Dans le troisième scénario la cible était le Pentagone. »
USA Today le 18 avril 2004

Q #2 – 11 mars 2004, attentat de Madrid

Or trois jours après l’attentat, un journaliste parle de la coïncidence entre l’attentat et l’exercice CMX 2004 de l’OTAN : « La similitude entre l’exercice conduit par l’OTAN et ce qui s’est passé à Madrid est terrifiante et a impressionné les diplomates, militaires et membres du renseignement qui participaient encore à la simulation quelques heures plus tôt. »
Carlos Segovia, El Mundo du 14 mars 2004

Q #3 – 7 juillet 2005, attentats de Londres

– Peter Power (manager en chef de Visor Consultants) : « À 9h30 ce matin nous étions en fait en plein exercice, pour une société qui compte plus de mille personnes à Londres, exercice basé sur des bombes synchronisées et explosant précisément dans les stations de métro où cela s’est produit ce matin. J’en ai encore les cheveux dressés sur la tête. »
– ITV : « Pour être plus clair, vous organisiez un exercice pour savoir comment gérer cela et c’est arrivé pendant que vous meniez cet exercice ? »
– Peter Power : « Précisément, c’était aux environs de 9h30 ce matin. Nous avions planifié cet exercice pour une société, pour des raisons évidentes je ne vous dirai pas son nom, mais ils sont devant leur télé et ils le savent. Nous étions dans une salle pleine de gestionnaires de crise qui se rencontraient pour la première fois. En cinq minutes nous avons décidé que ce qui se passait était réel et nous avons activé les procédures de gestion de crise de manière à passer de la réflexion lente à la réflexion rapide, ainsi de suite (…) »
Interview de Peter Power sur ITV, le 7 juillet 2005

Q #4 – 18 octobre 2019, EVENT 201
(Un exercice de pandémie globale)

A New York, le Johns Hopkins Center for Health Security, en partenariat avec le Forum économique mondial et la Fondation Bill et Melinda Gates, a organisé l’EVENT 201 (Trad.: Evènement 201), un exercice de haut niveau sur la pandémie.

Le scénario :
L’EVENT 201 simule une épidémie d’un nouveau coronavirus zoonotique transmis de chauves-souris aux porcs puis aux humains qui devient finalement efficacement transmissible de personne à personne, conduisant à une grave pandémie. Le pathogène et la maladie qu’il provoque sont largement calqués sur le SRAS
Commençant dans les élevage de porcs au Brésil, Il est d’abord exporté par voie aérienne vers le Portugal, les États-Unis et la Chine, puis vers de nombreux autres pays….

…Le scénario se termine à 18 mois, avec 65 millions de morts. La pandémie commence à ralentir en raison du nombre décroissant de personnes sensibles. La pandémie se poursuivra à un certain rythme jusqu’à ce qu’il existe un vaccin efficace ou jusqu’à ce que 80 à 90% de la population mondiale soit exposée…

Parmi les recommandations :

élément de la proposition 7 (lutte contre les erreurs et la désinformation) : Les gouvernements devront établir des partenariats avec des sociétés de médias traditionnels et sociaux pour rechercher et développer des approches agiles pour lutter contre la désinformation. Cela nécessitera de développer la capacité d’inonder les médias d’informations rapides, précises et cohérentes. Les autorités de santé publique devraient travailler avec des employeurs privés et des dirigeants communautaires de confiance tels que les chefs religieux, pour diffuser des informations factuelles aux employés et aux citoyens. Les employeurs du secteur privé, fiables et influents, devraient créer la capacité d’augmenter facilement et de manière fiable les messages publics, de gérer les rumeurs et les informations erronées et d’amplifier les informations crédibles pour soutenir les communications publiques d’urgence. Les agences nationales de santé publique devraient travailler en étroite collaboration avec l’OMS pour créer la capacité d’élaborer et de diffuser rapidement des messages de santé cohérents.
Center for Health Security (trad. : Google)

Or, ce même « 18 octobre 2019 débutèrent les 7e Jeux Mondiaux Militaire d’été (JMME) à Wuhan en Chine. Ces jeux placés sous l’égide du Conseil International du Sport Militaire (CISM) se déroulèrent jusqu’au 27 octobre ».
Armée de Terre

Et selon plusieurs sportifs ayant participé aux Jeux mondiaux militaires en octobre 2019 à Wuhan, en Chine, rapportent avoir souffert de symptômes similaires à ceux du Covid-19.
« Il y a beaucoup d’athlètes des Jeux mondiaux militaires qui ont été très malades. » Le 25 mars dernier, lors d’un entretien au JT de la chaîne locale Télévision Loire 7, Élodie Clouvel n’a pris aucun détour. La pentathlète, qui faisait partie de la délégation française invitée à participer aux Jeux de Wuhan, en octobre 2019, avait alors expliqué qu’elle avait probablement contracté le Covid-19, tout comme de nombreux membres de la délégation, s’appuyant notamment sur les propos d’un médecin militaire rencontré courant 2020.

Le témoignage d’Élodie Clouvel n’avait à l’époque pas été massivement relayé mais de nouvelles déclarations similaires au sein de plusieurs délégations sportives militaires ont relancé les débats sur l’origine du virus. Sur l’antenne de la radio RTL, le nageur luxembourgeois Julien Henx, par exemple, a raconté que deux de ses coéquipiers étaient tombés malades au cours de la compétition. « Il y avait 200 000 volontaires chinois sur place, qui rentraient chez eux le soir et ont très bien pu leur transmettre le virus », explique-t-il notamment.

Dans la même veine, la chaîne française BFMTV rapporte le témoignage détaillé d’un militaire français, anonyme cette fois. Il y explique en détails les symptômes de la maladie qu’il contracte à son retour en France, à la toute fin du mois d’octobre : cloué au lit trois jours durant, avec de la fièvre et des difficultés respiratoires. Et plusieurs de ses coéquipiers auraient été confrontés aux mêmes complications.
France24 le 6 mai 2020

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