3ème blasphème (en cours)

Au commencement (on croyait généralement qu’il y en eut un) le sang jaillissait des récits à chacune de leurs strophes ou de leurs paragraphes. Bizarre qu’à tant de deuil, après les massacres, « certains » adjoignirent une forme poétique (souvent dans l’empois). La veille, je m’étais endormi pour faire table rase du réel en folie, de l’histoire passée au tamis des puissants. Tant de siècles naquirent, illégitimes… Continuer la lecture de « 3ème blasphème (en cours) »

Second blasphème

Et son blanc visage se situait tout près du vermeil liquide qui sortait par cette bouche choc dont chaque mot étourdissant violait les béances, les gouffres de l’éternité, les lits chevets des tombes, les jours d’éveil en travers du corps : un rêve d’affres au bout de son scalpel, un rêve peint sur la toile, un rêve de paille et de mouches latines.

Blanc espace. « Tu m’aimes ? » « Tue-moi ! » « Tue-moi ! » La plainte dans la chambre comme un navire qui restait immobile, sommeil suspendu dans le vide. Sa bouche toujours plus lointaine riait la mort et la vie, la vie comme la mort. « Mue-toi ! » « Mue-toi, mue-toi ! Que ta bouche amère se transforme en oreille. » Continuer la lecture de « Second blasphème »

Un blasphème inachevé

Les jeunes filles murmuraient et redressaient leurs sourires et retiraient comme une plaie de métal en fusion ces baisers du front de leurs amants au cœur encore rouge. Adieu bien-aimés, adieu ! Adieu, anges de nos seins, aises de nos caprices.

Mais, songeaient les belles jeunes filles, que les yeux des hommes brûlaient, ainsi qu’un foyer qui rendrait des étincelles, comme ces tiges de fer rouge qui traversèrent nos corps de part en part. Continuer la lecture de « Un blasphème inachevé »