pierre = situation

pierre = situation
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essai = effet
(r)êve (s)olution

 

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Si l’existence ordinaire reste, quoi qu’on fasse, selon les différents paramètres scientifiques, une forme quelconque de violence capable d’affecter la volonté, toutes les sortes de connaissance et de maîtrise qui structurent les relations et les échanges au travers de la vie sociale distordent la réflexion des êtres pour aboutir en pratique à leur auto inquisition. Continuer la lecture de « pierre = situation »

La loge Dada

La loge Dada remplit inlassablement sa besogne sur la page blanche.

Doués d’un génie sans yeux et sans voix mais qui voit et qui parle, certains fondateurs de Dada acquirent cette finesse de discernement au point infinitésimal. S’ils le furent pour s’immiscer au-delà des apparences, comme des prophètes, la loge Dada, aujourd’hui, agit dans le repos, abandonnée à la méditation des gestes.

Certains exégètes ont prêté une attention extrême à l’étude de Dada et contre la lumière assurent être témoins de sa résurrection. D’autres y voient le diable écrivant l’Évangile avec de grosses moufles. Naïfs ou déments, anthropoïdes de la critique ou traîtres à force d’analyse, ceux-là ne se soucient guère de l’immortalité de Dada. Continuer la lecture de « La loge Dada »

Spirifeste de l’imaginant

Introduction

Je vais tenter de comprendre comment chaque forme d’elle-même détruit l’autre et ce livre se référera à la psychose du mariage entre un manuscrit et de nombreux textes, à la recherche d’une matière psychologique achevée. Ce livre, sans toutefois subir un trop plein de cohérences, demeurera une tentative pour dérouter le lecteur par l’usage de fantasmes au point critique où leur emploi posera des énigmes qui ne pourront être résolues que grâce au traçage de leurs esquisses, de leurs projections, des relations d’idées, suggérant plutôt que clarifier, afin de, selon moi, doubler les contenus – les champs pulsionnels où sont conçus les désirs – d’en doubler les usages et les lieux implicites nommés images de nos inconscients. Continuer la lecture de « Spirifeste de l’imaginant »

Dada-Machine

J’ai dit la naissance d’un organisme nouveau, une parenthèse imprévue, pour que chancelle le monde, et ceux-là même qui le dénoncent et ceux-là même qui n’en soupçonnent rien. Pourquoi certains se désespèrent-ils et maudissent-ils le corps social tout en levant des boucliers contre Dada ? Que Dieu pacifique dans un bois de cocotiers me pardonne ! Mais Dada nous conte son aventure. Qu’il pourvoit à ses besoins, qu’il construit des dadiaiseries avec des fibres de vérité. Puisque je suis un sympathique naïf, je ne songe pas à réhabiliter Dada. Comprenez-moi : Dada vous l’enfonce de partout, à votre insu, et de plus en plus profondément.

Qui condamne Dada par téléphone, qu’il se serve de ses jumelles pour voir l’abcès du cerveau dont il souffre. Qu’il soit trépané le lendemain matin avec la chaise électrique ! Une crise d’appendicite n’est certainement pas un accouchement. Personne ne veut entendre parler de Dada ? Qu’importe ! Dada prétend interdire les armes en dehors de son usage personnel ! Continuer la lecture de « Dada-Machine »

Le Manifeste des Manifestes

I

Je passe chez moi ce stigmate confessionnel d’avoir un goût immodéré du spectacle immoral. Peut-être y a-t-il à voir, là, le théâtre lointain d’une méditation au maintien du squelette de ma personne ?

C’est ainsi, ma haine n’a jamais manqué de manières à montrer combien je l’aime. Â ! Poussières ! Que j’aime vos mépris ! Jusqu’aux songes de Baudelaire qui haïssent le tragique et toute chose trop grande !

L’amour, excité par une factice réputation, attise ce besoin impérieux de décerner les coups de fouet, parce qu’en effet ils procurent le courage de l’amour en décomposition, dans une société en décomposition, unanime et morbide. Continuer la lecture de « Le Manifeste des Manifestes »

Promises

Terre ! Terre ! Terre ! Terre !
Les quatre extrémités promises.

Cinq tonnes de rats mangent les livres, ou bien leurs restes. Vous les reconnaissez bien, nos bons amis comptables ? Combien peuvent-ils être destructeurs en soulignant les réalités, avec une règle soupçonneuse, vous heurtant de leur psychose, une haine antique de la malhonnêteté et déclarant avec outrance que l’ascétisme conduit au néant !

Le péril effrayant de la vie quotidienne asservit les hommes à sa famine. Ne suivant pas l’inspiration des autres, je me fais seller un cheval pour errer à l’hygiène possible d’une action. J’en déduis que les rudiments de labour causent l’épuisement complet de la campagne. Continuer la lecture de « Promises »

Dada se régale

a Fin des Joies et de ce qui vous amuse. Les Musées. La Vie des Morts. La Mort des Muses. Nécrologie d’autrefois – L’Archéologie exsangue de votre propre Momification. Votre Taxidermie. Lieu de toutes les Poussières où s’agenouillaient au Bord du seul Point d’Eau les Grenouilles et les Crapauds. Un Défilé de Squelettes qui laissent Claquer aux Vents de leurs Dés : Illusions, Bannières, Etendards et Drapeaux. L’Œuvre d’Animaux naturalisés, empaillés : les Hommes. Ces Derniers furent bien les Miroirs de leurs Gestes et Culations et, soit !, nous voyons parfaitement Aujourd’hui dans l’Orifice de l‘Histoire les différentes Af- et Confluences, indirectement appelées Propagandes qui balayèrent le Rêve, l’Epopée et la Méditation transcendantale. Chaque Evénement et Chaque Prouesse d’un Homme ou d’un Peuple ne furent relatés qu’à l’unique Effet d’Obérer la Puissance créatrice de Chacun et dans le terrible Dessein de diriger par Ecrit les Hommes et les Peuples. Continuer la lecture de « Dada se régale »

Ère Évolution

par Henry Lawrence

Approbation :
Tuer les membres du Conseil municipal avec une couleuvrine, sans frais de sépulture. Essorer le drapeau de leur sang dans les latrines. L’Hôtel de Ville est bien trop petit pour ces noirs pénitents. Il n’est point de travail « extraordinaire » qui ne conduise au bidet. Après délibération, une messe sera célébrée par le peloton d’exécution, nous illuminerons la ville avec un feu de joie.

Rapport :
Le corps d’une femme provoquait les sentinelles. Une marque au fer sur son épaule rappellera le prix d’un tel passage. A l’érection des notables, des volontaires répondront par l’arrachage de leurs membres et tout trouble similaire du corps sera surveillé par des patrouilles de nuit. Un bûcher sera érigé aux acclamations mille fois répétées de Vive la Nation pour tous ceux qui voudraient perpétuer le bonheur par l’union des deux sexes. Continuer la lecture de « Ère Évolution »

Vive la révolution judiciaire !

par Henry Lawrence

Vive la révolution judiciaire ! Contre le crime politique ! Au ban de la nation les responsables qui sont au pouvoir !
Le vol, le recel et les abus de confiance des gens d’état, du fait qu’ils sont l’œuvre d’élus auxquels les citoyens ont délégué les rênes de la gestion, doivent tomber sous un couperet pénal plus sévère que pour nul autre citoyen. Car les malversations économiques sont les causes premières de la délinquance.
Les adolescents qui brûlent des voitures sont, comparés à ceux qui détournent l’argent public, de piètres bandits. Continuer la lecture de « Vive la révolution judiciaire ! »

Promises

Terre ! Terre ! Terre ! Terre !
Les quatre extrémités promises.

Cinq tonnes de rats mangent les livres, ou bien leurs restes. Vous les reconnaissez bien, nos bons amis comptables ? Combien peuvent-ils être destructeurs en soulignant les réalités, avec une règle soupçonneuse, vous heurtant de leur psychose, une haine antique de la malhonnêteté et déclarant avec outrance que l’ascétisme conduit au néant !

Le péril effrayant de la vie quotidienne asservit les hommes à sa famine. Ne suivant pas l’inspiration des autres, je me fais seller un cheval pour errer à l’hygiène possible d’une action. J’en déduis que les rudiments de labour causent l’épuisement complet de la campagne. Continuer la lecture de « Promises »